Mercredi 23 janvier 2008

Le rôle de l’humus et notion de durabilité

Le rôle de la matière organique dans le sol et notion d’équilibre humique. L’historique des sols et la découverte du rôle de l’humus.

Le rôle de la matière organique du sol ou Humus, sert à mettre les ressources du sol à la disposition de l’agriculture et de l’environnement, pour assurer une base durable aux deux niveaux ; le maintien de la fertilité et l’émission limitée du carbone dans l’atmosphère (Tiessen et al [1994], Syers & Craswell [1995].

Ainsi, il y a une relation particulière des concepts régissant l’humus, la fertilité et la durabilité. Cependant, la reconnaissance scientifique des interactions et des implications quant à la définition des pratiques agricoles, ont variées avec le temps.

C’est ainsi que la littérature nous livres trois grandes périodes

  • La première dite « période humique » s’arrête en 1840
  • La seconde dite « minéraliste » et va de 1840 à 1940
  • La troisième dite « environnementaliste » va de 1940 à nos jours.

Les « principes rationnels de l’agriculture » de Thaër (1809) contiennent plusieurs théories :

Les principales qualités de travail de Thaër sont en autre, la précision de ces définitions ainsi que ses efforts pour apporter des preuves quantitatives de certains principes rationnels agricoles, tant du point de vue bibliographique qu’expérimental.

Il a créé un index analytique de fertilité allant de 0 à 100 d’après des fonctions empiriques de texture du sol ( il en a distingué 20 types différents), de fertilisation organique, (intensité des jachères et de la fumure), d’espèces cultivées et de rendements. (Feller & Al. 2001)

Il fit également la simulation de son index de fertilité pour plusieurs cultures et il fut ainsi capable de les évaluer en fonction de leurs rendements soutenus. C’est la définition de la durabilité première notion de l’agriculture durable

Un exemple nous est donné par deux systèmes agraires dont le premier a été soumis à une rotation triennale qui a causé une chute de fécondité (soit le rendement) de 17%.

Thaër en conclu donc qu’un tel système ne peut maintenir le capital de fertilité du sol au-delà de la sixième année de récolte. Or on peut y obvier par une fumure au champ après la cinquième année.

Un second assolement a augmenté la fécondité de + 30,5%. Thaër propose donc qu’une culture annuelle soit suivie d’une production fourragère ou dénomination d’un engrais vert qui maintiendra la fertilité du sol à sa valeur initiale.

Ceci représente certainement le premier exemple d’un véritable souci pour maintenir des rendements soutenus, ce qui en plus dépend des bonnes pratiques organiques. et n’est ce pas ce qui détermine aujourd’hui, l’agriculture de conservation ?